Propos qui me sont venus en lisant : un écrivain fait des mots, un cinéaste des images ; l’écrivain n’a pas besoin d’images pour faire ses mots, tandis que le cinéaste pique les mots de l’écrivain pour faire ses images… À relier à ce que j’avais écrit à Sosthène après avoir vu Le bûcher des vanités : les cinéastes sont des salauds : ils s’assoient à la  porte des libraires et si tôt qu’un écrivain en sort, il l’attrape, l’assomme et lui vole son texte en prétendant qu’il est à eux (se l’approprient, en somme)… Je suis presque tenté de penser que s’il n’y avait pas de romans, il n’y aurait pas de films ; bien peu, en tout cas (et certainement meilleurs)…

 

11 mai 2013