
122 chaque année…
« […] chaque année, il achetait invariablement un cahier d’écolier vert pour cet usage […]. » Pour son journal. Chacun de ses cahiers duraient donc un an au plus. Il s’interdisait donc d’écrire davantage. Si d’aventure la dernière page était écrite le 30 octobre, il s’arrêtait jusqu’au 1er janvier suivant…
123 les six septièmes ?...
« […] ayant passé les six septièmes de sa vie en France […]. » Jeu : quel âge a-t-il sachant qu’il a quitté le Japon à l’âge de onze ans ?... Réponse : soixante-dix-sept…
124 soixante-cinq ans
« Ce qu’il voulait lui dire concernait la couche japonaise la plus profonde de son existence, l’événement de sa vie vécu en japonais soixante-cinq ans auparavant […]. » Puis : « […] Rei commença à écrire le brouillon de sa lettre dans son cahier vert qui portait le numéro 65. Il rédigea trois pages d’une seule traite. » Quand l’a-t-il commencé ? Le dit-il, je ne sais plus, mais je peux supposer qu’il a acheté le premier à sa douzième année une fois arrivé en France (vers quinze ans, il commence à y écrire en français). Il aurait donc bien soixante-dix-sept ans (je me demande si, à un moment donné, il ne dit pas qu’il en a soixante-douze)… Correction : « dans le cahier vert qui », puis « Il remplit trois pages » au lieu de « rédigea » ; on ne rédige pas des pages ; c’est le texte qui est rédigé sur les pages… Trois pages d’un coup, combien lui en reste-t-il jusqu’au 31 décembre (la date n’est pas donnée) et combien de pages ces cahiers comptent-ils ?... (Il ne dit pas si ces cahiers étaient identiques – ce serait étonnant pendant une si longue période, soixante-cinq ans… Les premiers temps de mon journal j’avais invariablement utilisé des cahiers identiques jusqu’au jour où je n’en avais plus trouvé, leur fabrication avait été arrêtée ; j’avais alors dû me rabattre sur un autre modèle qui lui-même, au bout d’un temps, avait disparu…