Comme c’est drôle. J’étais à la fenêtre de mon bureau, mon regard s’est posé sur la pile de livres en attente sur le radiateur, ma main s’est saisie du premier, Âme brisée, l’a ouvert, j’en ai lu les premières pages, suis allé à mon bureau me faire une cigarette, suis revenu à la fenêtre, me suis assis dans le cabriolet, ai lu les cent premières pages tout en me demandant ce qui opérait à ces moments-là : l’écriture est classique, vieillotte, presque scolaire (je corrige la copie mentalement, les « qui », « que », « dont » à la pelle), l’histoire itou ; pourtant je lis et vais y retourner pour connaître la suite alors que je la sais déjà – en gros : un petit enfant, un chien, la guerre, la discrimination, la musique – ah Schubert –, jeu avec le temps – quoique sans surprise : simples retours en arrière… Il va tout de même falloir que j’écoute ce Rosamunde qui tire des soupirs à tous et toutes, « sublime », « extraordinaire »… (C’est fait ; que dire sinon que je m’y attendais…)

 

21 octobre 2025