Âme brisée. (Dès l’épisode de la destruction du violon dans les premières pages, j’ai su – à l’image sans nul doute de nombreux autres lecteurs – qu’il s’agissait de l’âme du violon ; par la suite, l’auteur n’a pu s’empêcher de le souligner – un peu grossièrement…) J’ai l’impression de lire un livre japonais. Mais il est japonais, le reste, même s’il écrit en français, c’est curieux. Il n’empêche, c’est un peu nunuche, en grande partie à cause de l’écriture, presque désuète (par moments, je pense à Zola – et aussitôt après, non, c’est japonais, dans le ton, l’expression outrée des sentiments – Zola aussi, mais pas de la même manière –, la candeur, le souci du détail « inutile » ou pour le moins pas nécessaire, superflu), et si je continue, c’est par indulgence (et tendresse), parce que c’est japonais (et il entrera dans ma bibliothèque japonaise, de la même manière que Shimazaki Aki)…

 

22 octobre 2025