
Hier, comme la veille (c’est illisible – mais je sors de mes exercices, j’ai les mains engourdies), lombes enflammées, ça s’est dissipé en cours de soirée. Lever pénible, jambes principalement (les deux, exceptionnellement), je viens de profiter d’une accalmie pour faire mes exercices, doucement, avec d’infinies précautions (bizarre, à chaque fois, j’en sors étourdi) ; si ça va bien (ou pas trop mal), je recommencerai dans l’après-midi, et peut-être au soir… Suite et fin de La maison Tellier, recueil, avec Une partie de campagne ; je l’attendais pour comparer avec le souvenir que j’en avais, le texte tout autant que le film. Je suis un peu déçu, l’atmosphère n’est pas du tout la même que dans sa version cinématographique, flamboyante et joyeuse, un éblouissement (il me semble que j'avais dit la même chose à la première lecture) ; il y a ici quelque chose d’amer ; c’est un beau texte néanmoins. Je ne sais trop que penser d’Au printemps. La femme de Paul m’a emporté jusqu’à la scène finale qui fait tout s’écrouler. C’est convenu, inutile (presqu’invraisemblable), à quoi, à qui cette mort sert-elle ? Il pouvait très bien s’arrêter deux pages auparavant, en une fin ouverte, ou abrupte, comme il les affectionne parfois… (Qu’il découvre sa maîtresse dans les bras d’une femme est-il insupportable au point qu’il n’ait d’autre ressource que de se donner la mort ?…)