Puces ce matin au Dernier Sou, quatre livres achetés à une femme. Tandis que je farfouillais dans l’une des caisses, elle m’aiguillait, m’a chaudement recommandé l’un d’entre eux. « C’est formidable, et tellement bien écrit, vous verrez ! » Je me suis senti obligé de le lui prendre et l’ai entamé sur la terrasse au retour. Histoire de la violence (j’ai oublié le nom de l’auteur, le livre est en bas). Ce titre me dit quelque chose. Quoi qu’il en soit, je doute d’aller bien loin. Pour l’heure, trente premières pages, c’est brouillon, un peu confus ; quant au style, ça se veut moderne et vaguement branché, je ne trouve pas cela bien écrit (y a-t-il eu un correcteur, l’éditeur a-t-il fait son travail ?)… L’avis de Léo au sujet de Mai m’affecte beaucoup plus que je le pensais. Il n’influence pas ma lecture – relecture –, mais je me sens seul, perdu, mon lecteur a disparu, Innocent n’est plus là pour m’épauler, me seconder et cet autre que je voyais en Léo (pas en remplaçant, il y a longtemps que je pensais à lui en soumettre la lecture) me lâche. Me lâche, c’est comme ça que le vois à présent ; est-ce si détestable qu’il ait renoncé à lire la suite ? Je lui en veux même s’il n’y est pour rien…

 

8 septembre 2025