
Est-il possible qu’il n’y ait rien eu depuis le 5, seule entrée du mois, qui plus est, inachevée ? Non, je vérifie à l’instant, des traces figurent dans Mes Documents, saisies du bureau (je n’ai pas pris la peine de les transférer, les ai oubliées ?), et il y a les notes manuscrites (retour) prises chez Bert durant les huit derniers jours. Il n’empêche. Débâcle, désordre, déroute, décomposition. Dans quelle espèce d’état suis-je donc ? J’étais en train de lire Microfictions, entamé il y a deux jours, en ayant en même temps à l’esprit la pensée du journal, c’est-à-dire la journée d’hier, celle d’aujourd’hui, en pensant (nous y revoilà) à ce que je devais en dire, en me demandant si je devais en dire quoi que ce soit, et combien, comment, en pensant en même temps à Tuning que je devais encore survoler avant de l’envoyer à Philomène après la journée passée aux ultimes corrections, en pensant aussi à un mot à envoyer à Antek alors que je survolais le livret de St Wind, et à présent en me trouvant devant l’écran dans un état de déroute de nouveau, ne sachant pas par quoi commencer, ne sachant toujours pas s’il faut raconter ou non et jusqu’à quel point, en privilégiant l’automatisme, le libre cours à la pensée (il en sortirait forcément une solution, la solution), mais en constatant qu’il ne se passe rien, qu’elle (la pensée) est fermée, close, cadenassée et incapable de se laisser aller. Alors ?...