
Achevé et je suis toujours dans la même expectative. À un moment donné, ça s’emballe, à sa mort et l’enquête qui s’en suit (elle va pratiquement tenir le reste du texte ; c’est étrange que je n’en aie pas le moindre souvenir ; la manière dont il meurt est pourtant propre à imprégner définitivement la mémoire). Alors, c’est prenant, ça m’a emporté, mais finalement comme n’importe quel roman policier pas trop mal fait. Puis la fin s’enlise un peu et je reste dans le doute, dans l’impossibilité de dire ce que j’en pense, si ça m’a plu ou non. (Ça commence par la carte, finit pas le territoire ; sinon, je ne vois pas ce qui justifie ce titre…) Je me demande ce que j’en ai dit suite à la première lecture ; mes commentaires sont sans doute les mêmes. (Mais le frein principal, en l’occurrence, est sans doute le ton et la manière du roman traditionnel – quelqu’un, à un moment donné, dit, « ce n’était pas un mauvais écrivain » ; Houellebecq a au moins cette lucidité-là : il sait ce qu’il est, ne se considère pas comme un bon écrivain – mais qu’est-ce qu’écrivain signifie pour lui ?...)