
Retour du centre, Flint, poste, Civette, Carrefour Dalton, Infonet, Sophie, je suis épuisé (et peut-être déprimé, je ne sais lequel prévaut contre l’autre)… Sur la route du retour, je pensais à Plateforme, y réfléchissais, me demandais, à quelques pages de la fin, ce que j’allais en dire. Évidemment, comme redouté (j’ai espéré à un moment donné qu’il s’en sorte par une autre porte), ça se termine tragiquement, la mort est plus forte que l’amour ; fatalité, scénario de film ordinaire à deux balles. Ça méritait mieux et il y avait parfaitement moyen d’achever autrement sans pour autant que l’amertume et le désenchantement du narrateur soient entachés. Il y avait une possibilité en fin ouverte tout en conservant l’attentat (dont lui et elle auraient été les lointains observateurs). Il a « choisi » la fatalité (l’a-t-il ? n’était-ce pas un « souhait » de l’éditeur ?), c’est dommage, ça réduit ce texte au rang de roman ordinaire, presque banal (alors qu’il ne l’est pas)… Je vais voir ce qu’il en est de la troisième et dernière partie…