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Je l’ai entamé, enfin, Grandier... La première
fois que ce nom est entré dans ma vie, c’était il y a une vingtaine d’années
dans Les Diables, de Ken Russel. Le film m’avait proprement
secoué, tant par la violence et la débauche des images (qu’aujourd’hui sans
doute je rangerais dans la catégorie du pittoresque) que par la personnalité du
personnage (personnalité n’est pas le mot), lui et ce qu’il véhiculait d’une
époque. Ce nom est resté gravé dans ma mémoire et quelque temps plus tard je
l’avais retrouvé dans l’opéra que Penderecki lui a consacré et que je m’étais
dépêché d’acheter. Puis je l’avais un peu oublié, mais en gardant malgré tout au
fond de moi la résonance de ce nom dont j’allais devoir un jour ôter le
caractère d’énigme qu’il avait dans mes pensées.