En vérité, je ne savais pas bien pourquoi ce nom m’avait tant frappé ; pour toute réponse, à cette époque, je n’avais qu’une probable influence de l’image et de la performance d’un acteur sur ma sensibilité. Puis j’avais découvert l’existence de ce livre d’Huxley consacré à cette affaire de sorcellerie qui n’en était pas tout à fait une (et c’était peut-être aussi ce qui m’avait inconsciemment attiré et marqué) ou du moins qui n’était pas que cela. Je m’étais promis de le trouver et lorsqu’Éléonore me l’avait apporté, je m’en étais emparé avec exultation. Pourtant, je ne l’avais pas aussitôt entamé ; je l’avais glissé dans la souffrance et, il y a quelque temps, peut-être en prévision d’un parcours en avion ou en train, je l’avais sorti, puis posé sur la tablette de la souffrance réservée aux priorités. Puis, je ne sais comment (je l’avais peut-être finalement emporté lors d’un voyage et avais jugé que ce n’était pas le bon moment), il s’est retrouvé sur la tablette du séjour. Je l’ai attrapé tout à l’heure, l’ai ouvert, entamé. J’en ai achevé le long premier chapitre avec excitation…

 

29 décembre 2002