
Notes :
CESSO
354 départ de Lila, réunion de famille :
comment Elena sait-elle ce qui s’est dit ?
426 N’OMM’E MMERD
« Sei proprio n’omm’e mmerd. » Un uomo di merda, en dialecte napolitain ? Alors, littéralement : « Tu es vraiment un homme de merde. » Je vais vérifier dans le texte traduit. (C’est fait : « Putain, t’es vraiment qu’une grosse merde. » En effet, « n’omm’e » serait plutôt « enorme » – mais dirait-elle « enorme merda » ? – et c’est juste en français (le « putain » me semble de trop ; elle ne le dit pas en italien, et ça me semble plus fort tel que c’est écrit et sans point d’exclamation)… (Non, à la réflexion, la traductrice n'y est pas du tout ; c'est lâché et non exclamé, il y a de la lassitude, de la résignation, pas de la colère. Du reste, il est écrit : « Scosse la testa incredula, disse al marito : » « Ella a secoué la tête, incrédule, et dit à son mari : » La traductrice interprète : « lança à son mari » ; non, elle dit, tout simplement...)
PISANO ?
Un habitant de Pise (où elle a fait une partie de ses études).
436 « Farei… questa. » ? Je ne comprends pas ce passage. Je vais le traduire littéralement avant de passer au texte en français… « Je ferais bien un petit livre avec le papier réduit en boules, celui où tu commences une phrase, et que tu jettes parce qu’elle ne va pas. J’en ramasse un peu et je voudrais qu’il soit imprimé tel quel, froissé avec la ramification fortuite des plis qui s’entrelace avec les phrases ébauchées, interrompues. Peut-être que la seule littérature possible aujourd’hui est celle-ci. » Voici ce qu’écrit Elsa Damien (qui n’ose pas employer « chiottes ») : « Je ferais volontiers un petit livre avec des boules de papier, celles qu’on fait quand on commence une phrase qui ne donne rien et puis qu’on jette. J’en garde quelques unes et j’aimerais bien les faire imprimer telles quelles, toutes froissées, le hasard des pliures entremêlant des phrases ébauchées, interrompues, et créant toute une ramification entre elles. Peut-être que c’est la seule littérature possible aujourd’hui. » C’est « appallottolata » qui m’avait dérouté et que je ne trouvais pas dans mes bilingues (de « pallottola », boule, balle) ; il n’empêche que je ne parviens pas bien à me représenter ce que cela donnerait concrètement (lui non plus, sans doute)…