
Retour de l’hôpital, troisième rendez-vous d’Éléonore avec le chirurgien. Tout va bien, elle n’a plus de bandage, il n’est plus nécessaire que l’infirmière passe (je vais de nouveau être amené à me lever tard, dommage, je commençais à trouver agréable d’avoir de plus longues journées sans avoir à me coucher plus tôt)… Journée magnifique, la mer était belle vue depuis le parking de l’hôpital ; je me demande si je n’irais pas la voir de plus près cette après-midi (je dois de toute façon aller acheter du tabac)… Bruyère achevé. Je pense que je vais le conserver. Il n’a pas eu d’effet direct sur moi, mais qu’importe (ce n’est pas un garant de qualité), le texte est beau, gai, drôle, coquin (fripon) et suffisamment énigmatique pour que je m’en sépare. Qu’est-ce exactement ? L’histoire de ce manuscrit voyageur est racontée à la fin ; de toute évidence, elle est fantaisiste. Quelle est sa véritable origine, Jean Bruyère a-t-il existé ? Sa première impression date de 1926 (soi-disant), mais par qui, où, comment ? Bref, tout porte à croire qu’il s’agit d’un canular. Annie Le Brun (je connais ce nom, où, quand, comment ?) signe une longue préface inutile ; elle se fait plaisir, je me suis arrêté à la troisième page…