83  DB musique, juste…

« Ce qui fait de la musique, ce sont des rapports produits entre les notes par quelqu’un. » J’avais eu une discussion avec Sosthène à ce sujet ; il prétendait qu’un « concert » de crapauds la nuit (ou d’oiseaux) constituait une musique, je soutenais le contraire : pour qu’il y ait musique, il faut une intervention humaine, la musique est un acte humain…

 

85 GX persiste etc…

GX : « Persiste la question de la compréhension : un Africain, un Européen, un Asiatique, tout le monde perçoit immédiatement, par exemple, la musique de Mahler. Par contre, si tu essaies de lire un poème en allemand à un Chinois, il ne comprendra rien. C’est la différence fondamentale qu’introduit la langue. » Faux, le poème devient de la musique (presqu’un chant) puisque le mot est aussi un son, même s’il n’est pas exprimé oralement… Percevoir, oui (quoique), mais encore ? Il la perçoit, l’entend, l’écoute. Et puis ? Des milliards d’être humains se prosternent devant des chanteurs chanteuses sans comprendre un mot de leurs paroles. Ils elles s’en fichent, c’est la musique qui les emporte. Il peut en être de même pour un poème, un texte dit, quel qu’il soit. La compréhension n’est pas nécessaire, le son prime (me revient à l’esprit Bran de Jean Schwarz ; le texte dit est en breton, je n’y comprends pas un mot, mais c’est magnifique). (À noter que, comme par hasard, il cite un compositeur « classique », en tout état de cause harmonique, mélodique propre (flatteuse, trompeuse) à enchanter n’importe quelle oreille. Et comment un Chinois écoute-t-il la musique occidentale ?...