
Notes :
Son discours à la remise de son prix Nobel à Oslo :
10 « c’est la littérature », je dirais l’art…
« […] c’est la littérature qui permet à l’être humain de conserver sa conscience d’homme. » Outre le fait que cette proposition s’applique à l’art en général (même si la littérature n’en est pas), je relève le fait que pour une fois il parle d’être humain et non d’homme, mais pour ensuite en revenir à l’homme. De ce fait, je me demande ce que ça veut dire : « permet à l’être humain de conserver sa conscience d’homme ». Sans la femme, donc ? Alors : « permet à l’être humain de conserver sa conscience » ou « permet à l’être humain de conserver sa conscience en tant qu’être humain »…
15 « littérature froide »…
« Aussi, particulièrement, dans ce que l’on appelle aujourd’hui la société de consommation, je pense qu’il faut avoir recours à une littérature froide. » C’est-à-dire ? Il s’explique plus loin, page 17 : « La littérature froide est une littérature de fuite pour préserver sa vie, c’est une littérature de sauvegarde spirituelle de soi-même afin d’éviter l’étouffement par la société […]. » Alors, ses écrits du temps de Mao relèvent de la littérature froide…