« Ohla, ohla, ohlala !... » C’était le refrain d’une chanson entonnée par une femme et repris en chœur par un groupe de personnes. Elle était brune, d’une quarantaine ou cinquantaine d’années, cheveux mi-longs, bouclés, ronde, à la limite d’être grasse, avait quelque chose d’André Ferréol. Une fois la chanson achevée, je me suis retrouvé avec elle et lui ai demandé de me la rechanter, « pour recueillir les paroles », et j’ai placé sous sa bouche une sorte de coupe ou de calice. Elle ne voulait pas, était tout à coup comme intimidée. J’ai insisté, me suis rapproché d’elle et, finalement, elle s’y est mise alors que j’avais toujours la coupe sous ses lèvres. Elle chantait, mais avec hésitation, réticente, et un sourire d’enfant timide. « Vas-y, chante », elle chantait, mais au fur et à mesure le niveau sonore de sa voix baissait jusqu’à ne plus être qu’un chuchotis à peine audible. Nous étions à présent l’un contre l’autre, j’ai gonflé, me suis collé contre elle, ai plaqué mes mains sur ses fesses, accentué la pression de mon ventre contre le sien, sa langue a touché la mienne, je me suis réveillé, c’était merveilleux… Venise achevé (avec comme une ritournelle pour bercer ma lecture « ohla ohlala »), Napo et les Autrichiens, puis le tourisme, enfin le futur. Je n’y ai pas appris grand-chose et ce n’est pas très bien écrit (avec quelques bourdes, voir notes). Il n’empêche, ce livre a toute sa place parmi les siens (n’est-il pas trop haut pour le rayonnage ?)… Dans une demi-heure, kiné, le temps tourne, il va pleuvoir

 

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