J’ai passé la soirée d’hier dans mon bureau. J’y ai poursuivi Sylvia jusqu’à la page 530, fin du journal du 12 décembre 1958 au 15 novembre 1959. Suivent dix appendices dont des fragments de journal. Je me suis aperçu en les survolant que je les avais lus, ou, pour le moins jusqu’au quatorzième, notes d’hôpital, là où se trouvait un marque-pages. Je m’interrogeais sur la présence de ce second marque-pages à cet endroit. J’avais oublié qu’au cours des journals, il y avait des renvois à divers appendices, d’où le marque-pages. Mais les ai-je tous lus puisque je note en fin de page 530 une mention aux appendices 10, 11 et 15 ? Je vais m’employer à vérifier cela, si tant est que ma mémoire fonctionne bien, et c'est loin d’être assuré. Il n’empêche que tout cela signifie que j’ai achevé la lecture de ses journals. Ça m’attriste, d’autant qu’il y en a eu d’autres, un au moins disparu, un autre, l’ultime, arrêté trois jours avant sa mort, détruit par cet imbécile de Hughes... En les survolant, je me suis aperçu que le fragment au sujet de son séjour à Paris m’était inconnu, à preuve deux citations [...] que je n’ai pas relevées. J’étais pourtant persuadé de l’avoir fait.