« Finalement, j’ai lu Syngué sabour. Je suis partagé. Jusqu’à la page 67, tout allait bien, j’aimais sa manière d’écrire et de raconter, même si elle me faisait trop souvent penser à Duras. Puis, tout à coup, page 67, voilà que la femme se met à parler et ça m’a dérangé jusqu’au bout. À mon sens, le ton aurait dû rester le même, distance et froideur, implacable ; je trouve que l’adresse directe de la femme à l’homme banalise ses propos et toute l’histoire… […] De nombreuses images du film me sont revenues ; je me demande si le film n’est pas mieux que le texte (du reste ça a très souvent l’allure d’un scénario, justement jusqu’à la page 67) et il est possible que l’image soit plus appropriée à cette histoire … […] (Et les mots « couilles », « queue », etc. m’ont gêné, je les trouve déplacés. Une Afghane les aurait-elle pensés et dits ? Pourquoi non, me diras-tu, mais dans le contexte, je ne les trouve pas crédibles…) (Point de vue de « mec » ?) (Ou de Mecque ?) […]

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