Nous devions prendre le 16 h 45 à Köln, puis le 17 h 09 ; panique à la gare, retards, annulations, cohue, chaleur, énervement (et le bruit infernal, la foule, les annonces assourdissantes et incompréhensibles, les trains qui arrivent et partent) ; nous avons fini par attraper le 18 h 11 (avec l’aide d’un homme que j’avais abordé sur le quai bondé). Il est parti à 18 h 30, nous ne serons pas à Hambourg avant 23 h 00 au lieu de 20 h 00 comme prévu… Quatre heures de trajet, je suis lessivé, ai réussi à fumer une cigarette à l’extérieur au pied de la cathédrale en surveillant l’affichage des trains au départ (interminable, il en part toutes les une ou deux minutes). Nous sommes séparés par l’allée, Éléonore à ma gauche dans un siège seul, un jeune homme à ma droite qui tape sur un ordinateur (pour le moins sur son clavier). Je suis curieux de savoir ce qu’il écrit et n’ose jeter un œil… Solingen. (Il écrit au clavier, moi à la main ; je me demande si je ne pourrais pas utiliser l’ACER pour commencer à saisir ces notes… Sinon, j’ai des grilles et un Proust prélevé au hasard des étagères de Mola avant le départ, Guermantes II il me semble  

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