
Cette nuit, avant de me coucher, j’en ai lu les
dix dernières pages. Ce texte me laisse dans une grande perplexité, ne m’inspire
rien de particulier, me fait me demander ce que cela signifie, ce qu’il veut
dire, où il veut en venir ; il me laisse coi si je considère les livres qui
allaient suivre et s’en détachent tant, texte qui s’accorde si peu à l’image que
Modiano donne de lui, image de l’écriture qui allait suivre et de l’homme tel
qu’il se montre, tel qu’il est connu. Il (le texte) me ferait plutôt penser à
une sorte de fermeture, de clôture, de conclusion à une œuvre (la sienne, en
l’occurrence) qu’à un premier texte publié, une sorte de clin d’œil avant de
s’échapper. Je me demande vraiment ce qui m’a poussé à aller jusqu’au bout ; pas
la curiosité puisque tout était dit dès les premières pages et que j’étais
assuré de n’y pas trouver la moindre surprise. Serait-ce une certaine conscience
de lecteur (que je n’ai pourtant plus) ? ou alors un besoin de fidélité à
quelqu’un abandonné depuis bien longtemps ?… Sur le marque-pages, cette unique
formule :
13 mai 2002