
Le Horla achevé. Restaient L’Auberge (dite « fantastique ; à mon sens, ça ne l’est pas – ça n’en est pas moins un texte saisissant) et Le Vagabond, retour en Normandie après une incursion dans les Alpes, ou comment un brave charpentier à la recherche d’un travail en arrive à voler de la nourriture, à abuser d’une fille de passage (consentante, malgré tout) et à finir en prison. Un SDF en somme. La différence est qu’aujourd’hui il n’écoperait pas de vingt ans de prison… Il ne me reste plus qu’à en trouver un autre (pour l’heure, je vais me contenter des nouvelles et contes, je n’ai pas un très bon souvenir des romans et quelque chose me dit qu’il est fait pour le court – Le Horla, beaucoup plus long que les autres, peut en être une preuve. Il y en a dans ma boutique, Miss Harriet par exemple en Folio, je viens d’aller le tirer de son étagère (auparavant, je vais peut-être lire la préface de celui-ci d’André Fermigier – ce nom me dit quelque chose ; n’est-ce pas lui qui a préfacé « mes » Diaboliques ?... Non… Bizarre, Barbey et à présent Maupassant ; est-ce le retour de ma correspondance avec Jean-Stéphane qui, malgré moi, m’attire vers le XIXe siècle ? – sans oublier Balzac, encore qu’il soit de la première moitié et que Jean-Stéphane n’y soit pour rien…). Si je considère l’écriture de ses nouvelles, je me dis qu’il n’y a pas grande différence, voire aucune avec l’immense majorité des textes actuels. Était-il « en avance » ? Je crains fort que ça soit plutôt l’écriture d’aujourd’hui qui patine, piétine, patauge, soit à la traîne…