Maupassant suite, tome II… Je pensais m’octroyer une petite pause après le tome I, lire autre chose par exemple (ou rien), mais c’est irrésistible, comme une drogue, je continue. Yvette (premier texte du recueil du même nom – non, je ne dirai pas « éponyme »). Lorsque je me suis aperçu, en l’entamant, que le « conte » faisait soixante pages, j’ai pensé renoncer, il était tard, mes yeux clignaient. Mais j’ai été emporté dès les premières pages (voire les premières phrases – fluidité) et me suis dit que j’arrêterais en cours de route. Mais impossible d’arrêter, je suis allé jusqu’au bout. La fin m’a laissé en suspension. On peut la voir de deux manières, mais je pense que la fatalité prévaut : Yvette n’échappera pas à son destin. Quel beau texte (et comme je l’ai écrit à Jean-Stéphane : « quelle maestria »)… Suit Le Retour, l’un des premiers lus dans l’un des livres scolaires et sans doute celui qui m’a le plus marqué (et peut-être celui qui m’a incité à poursuivre mon entreprise). « Me v’là. » Puis L’Abandonné lu aussi. Je reviens à l’inconnu avec Les idées du colonel. (Je n’ai pas parlé de l’attraction et du charme de ce type de récit, de cette manière de conter, de raconter qui, irrésistiblement, appelle le suivant.) (C’est la manière que j’avais choisie pour Le Message, j’y avais pris beaucoup de plaisir – la manière primale (primaire ?) de raconter, du conte : une personne qui raconte à d’autres…)

 

9 mai 2026