Dans le cadre de ma découverte ahurie et extatique de Maupassant (après avoir dit tant de mal de lui – pas tant que ça, mais j’assurais à tout le monde que je ne l’aimais pas), j’ai entamé le premier tome de Bouquins tiré de ma boutique. Lorsque je suis arrivé à Boule de suif, le sixième des Contes divers, je me suis arrêté. Je l’avais lu, connaissais l’histoire. Et puis j’y jeté un œil, ai été happé, l’ai lu d’une traite. Bien m’en a pris, d’une part parce que c’est une formidable histoire, d’autre part, si je considère ce que j’en avais dit il y a trente ans, je ne l’avais pas lu, à preuve s’il en faut une : je ne m’étais pas rendu compte qu’il s’agissait d’un recueil et les dernières phrases que je cite (les seules lues de ce livre) sont celles de la dernière nouvelle, Première neige, et non de Boule de suif… Dans mon esprit, Boule de suif est irrémédiablement liée à Micheline Presle (téléfilm de Claude Santelli, il me semble). Voici sa description : « Petite, ronde de partout, grasse à lard, avec des doigts bouffis […] pareils à des chapelets de courtes saucisses […], une gorge énorme […]. » Micheline Presle ?... (Grossière erreur de ma part : il s’agit d’un film de Christian Jaque de 1945. Pourquoi l’ai-je associée à la télé et à Claude Santelli ?...) (Je me trompais de peu : Claude Santelli l’a bien adaptée à l’écran en 1983, mais Bouquins n’en donne pas la distribution ; du reste, je ne trouve rien à ce sujet sur le réseau…)

 

24 avril 2026