« C’est que, pas plus que ce n’est le désir de devenir célèbre, mais l’habitude d’être laborieux, qui nous permet de produire une œuvre, ce n’est l’allégresse du moment présent, mais les sages réflexions du passé, qui nous aident à préserver le futur. »

 

Mais, à la réflexion, je me demande pourquoi j’ai salué cette phrase… Tout d’abord, c’est d’une grande banalité ; ensuite, il distingue passé, présent et futur, et ça ne peut me convenir. La seule chose que je puisse en retenir à présent (et c’est peut-être ce qui m’y a fait arrêter), c'est l’emploi de « préserver ». Par définition, ou essence, le futur est ce qui n’existe pas encore, n’est pas. Or, on ne peut préserver que ce qui existe déjà ; donc, le futur existe déjà et de ce fait, n’existe pas : il n’y a pas de futur... Ça a dû lui échapper, car ce qu’il veut dire, c’est bien que le futur se fait avec le passé (et il aurait donc dû écrire : « à préparer le futur »)...