
238 « bêtise » Kundera
« C’est à cause de l’enfant que nous nous attachons au monde, pensons à son avenir, participons volontiers à ses bruits, à ses agitations, prenons au sérieux son incurable bêtise. » C’est cette affirmation qui l’est, d’une incurable bêtise. L’enfant serait donc bête et deviendrait intelligent avec le temps (pas tous)… Non, en relisant, je m’aperçois que je me trompe : il veut parler de la bêtise du monde. Mais ça ne change pas grand-chose (d’autant que l’enfant est le monde dans la mesure où le monde naît de lui – L’origine du monde me vient tout à coup à l’esprit) ; dire que le monde est bête n’a pas de sens ; il a beaucoup de défauts, mais pas celui de la bêtise (il n’en est pas intelligent pour autant ; il est, simplement, ni bête ni intelligent)…
267 « identification »
Qu’entend-elle par identification ?... (Le pire qui puisse arriver à un lecteur,
c’est qu’il s’identifie à ce qu’il lit – et ce qu’il lit est donc raté…)
301 « littéraires »
« […] vacances, famille, été, gaieté, je sais bien que ce ne sont pas des mots littéraires […]. » Et pourquoi donc ? Je comprends ce qu’elle veut dire, mais elle se trompe : c’est à l’auteur de les rendre littéraires…