L’épilogue m’ennuyait, j’ai failli ne pas l’achever. Par acquis de conscience, je suis tout de même allé jusqu’au bout ; il me restait les trois dernières pages ; ce sont elles qui ont tout fait basculer, comme si tout à coup le texte prenait tout son sens. Qu’est-ce qui a joué ? À plusieurs reprises, Extension m’avait fait pensé à Mon oncle d’Amérique, en ce sens que la part purement fictionnelle (narrative, l’intrigue, l’histoire avec des personnages) ne semblait être que l’illustration de propos, de pensées, de réflexions d’ordre scientifique ; je pourrais dire la même chose ici. J’avais aussi le souvenir d’un texte apparenté à la science-fiction ; le fait qu’il y soit question d’un futur proche (daté et ça me semble être une erreur ; pourquoi dater ? ça inscrit le texte dans un futur donné et nommé, il en perd de la force) n’en fait pas un texte de science-fiction (quoique littéralement si : la fiction des personnages, la science décrite même si elle est en partie fictive). Mais c’est sans doute cette part pseudo science-fictionnesque qui me l’a fait voir d’un tout autre œil… (A joué également joué l’ultime phrase : « Ce livre est dédié à l’homme. ») (Et la femme, alors ? Où est-elle ?...)