
Lever tard. Houellebecq achevé cette nuit. Qu’en dire ? Comme c’est étrange. C’est remarquable, je ne peux le nier, et il y a sans doute quelque chose d’exceptionnel, mais je ne peux empêcher les réserves, sans pouvoir les définir, les nommer – mes doigts sont gelés (mais il fait cinq degrés dehors et la fenêtre est ouverte pour la fumée). La face SF m’a gêné de bout en bout, je ne pense pas qu’elle soit nécessaire, en tout cas pas utilisée de cette manière-là (procédé un peu usé). L’épilogue, même si je l’ai lu avec intérêt, est un vieux truc et, tel qu’il est écrit, ne me semble pas crédible, pas vraisemblable : un « néo-humain », existant « virtuellement » en dehors des sens et de la chair, à des millénaires dans le futur, ne peut s’exprimer tel qu’il le fait, même s’il est le clone du narrateur d’aujourd’hui. Il est nécessaire – obligatoire ? – de lui créer un langage et un système de pensée adaptés…
20 novembre 2025