
Plateforme. Je referme le stylo et réfléchis. Parvenu au tout dernier mot, j’ai fixé la page et songé. Deux choses m’étaient venues à l’esprit : la troisième partie est importante (j’avais pensé que la fin aurait très bien pu se situer quelque part avant l’attentat et donc de s’en passer), est-elle possible sans que Valérie meure ? Ensuite : les deux dernières phrases me gênent et je pense que je ne les aime pas (« On m’oubliera. On m’oubliera vite. »). Alors, je les retire, mais quelque chose manque. Quoi ? Comment finit-on un tel texte, comment je le terminerais ? (Une chose est sûre, c’est le livre d’un homme, alors que l’immense majorité des livres sont ceux d’un auteur…) (Je me demande ce que j’en avais dit – et pas dit – il y a vingt-deux ans à la première lecture, je ne suis pas encore allé voir…) (Je lis sur une page de Wikipedia : « Houellebecq, le prophète du déclin de l’Occident. » Prophète ? Quelle prophétie ? Il ne prédit rien, tout est déjà en route, le déclin est déjà largement entamé. Ils exagèrent un peu, non ?…) Au fait quel est le suivant ?... La possibilité d’une île…
3 novembre 2025