« It seems likely enough that, by the time he was four or five, the little boy knew all the facts of life, and knew them nor merely by hearsay, but by inspection. This seems all the more probable since a seventeenth-century palace was totally without privacy. Architects had not yet invented the corridor. To get from one part of the building to another, one simply walked through a succession of other people’s rooms, in which literally anything might be going on. And there was also the matter of etiquette. Less fortunate in this respect than his or her inferiors, a royal personage was never permitted to be alone. If one’s blood were blue, one was born in a crowd, one died in a crown, one even relieved nature in a crowd, and on occasion one had to make love in a crowd. And the character of the circumambient architecture was such that one could scarcely avoid the spectacle of others being born, dying, relieving nature, and making love. »

 

« Il paraît assez vraisemblable qu’à l’âge de quatre ou cinq ans, le petit garçon connaissait déjà tout des choses de la vie, pas simplement par ouï-dire, mais aussi par observation. Ça l’est d’autant plus si l’on sait qu’un palais du dix-septième siècle n’offrait pas la moindre intimité. Les architectes n’avaient pas encore inventé le couloir. Pour aller d’une partie à l’autre d’un bâtiment, on traversait simplement les pièces qu’occupaient d’autres personnes, pièces où tout, littéralement, pouvait se produire. Et il y avait aussi la question de l’étiquette. Moins chanceux à cet égard que ses inférieurs, un personnage royal n’était jamais autorisé à être seul. Si on avait le sang bleu, on naissait dans une foule, on mourait dans une foule, on se soulageait même dans une foule et, à l’occasion, on devait faire l’amour dans une foule. Et le caractère “ circulaire ” de l’architecture était tel qu’il était rare que l’on puisse éviter d’assister à la naissance, à leur mort des autres ; de les voir satisfaire à leurs besoins et faire l’amour… »

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