
J’étais au lit et m’étais mis à lire Guitry, bien calé par les oreillers. Puis c’est venu, tout doucement. J’avais changé ma position, mais ça n’avait rien changé. J’ai bâillé, mes yeux se sont fermés, je m’étais apprêté à éteindre quand j’ai pris peur, peur que je sois réveillé quelques heures plus tard comme il y a cinq semaines. J’avais éteint, m’étais recroquevillé et la peur m’avait coupé le sommeil. J’ai attendu un moment, tout à l’écoute de mes lombes qui m’agaçaient, et j’ai su que je n’allais plus dormir. J’ai allumé, me suis assis dans le lit, les jambes au-dehors, ai lu quelques pages de Guitry sans rien en lire. La gêne était toujours là. Alors, j’ai enfilé mon yukata et suis monté. Je ressens encore une très légère gêne, mais j’ai peur de retourner au lit, je ne dormirai pas, de toute façon. J’ai allumé une cigarette. La dernière fois que je me suis levé pour fumer dans la nuit, c’était au couvent de Vico… (Pas levé pour fumer, mais parce que j’avais mal.) J’ai pris deux cachets…