Kerke TGV. Dans une demi-heure, je serai à Lys. Temps maussade, crachin. Hier soir, pas grand-chose, je me sentais désœuvré, alors télé, La grande librairie, puis C ce soir (Marine La Peine) et, avant d’aller au lit, Jus, suite, fin mars. La traduction est envoyée, ça sera comme ça sera… Quelques mèches des cheveux de la passagère devant moi, entre le bord gauche de son siège et la vitre – elle me tourne le dos –, remuent, j’ai envie de les toucher… Les trois vies de Lucie. Jeanne l’avait laissé à l’appartement, je l’ai avec moi. Je l’avais entamé, ça m’avait semblé quelconque – voulait-elle que je le lise puisqu’il était en évidence sur la table de la baie ? – ; dans le train, je l’ouvre au hasard, en lis quelques pages, c’est mauvais. L’auteur est un certain Iegor Gran (on dirait un pseudonyme, ou plutôt l’anagramme d’un nom connu – un pseudonyme, quoi qu’il en soit)… « Prenez soin de ne rien oublier, devant derrière, à droite, à gauche, dessus, dessous », dit d’un ton amusé la contrôleuse au micro à l’arrivée. Ça m’a fait rire…

 

5 février 2026