
Soleil, fenêtre grand ouverte, encore qu’à l’ombre il fasse frais, presque froid. L’état d’Éléonore s’améliore petit à petit, son visage se dégonfle, mais les hématomes persistent, je pense qu’il faudra du temps. De mon côté, jambes et lombes vont mieux… À ma gauche, Encore ! pensées et répliques de Dutronc. Cela faisait plusieurs semaines qu’il se trouvait sur la commode de mon bureau, tiré de la book-box St Michel. Il est parsemé de rousseurs, pas très frais, j’y avais jeté un œil, l’avais parcouru. Allais-je le lire, que je le mette en vente ou non ? Je l’avais reposé en pensant à l’attraction qu’il (Dutronc) exerce sur moi depuis toujours, chanteur, puis acteur, et le personnage (du reste plutôt le personnage et ses chansons que le chanteur – il n’a pas tout à fait tort de dire qu’il n’en est pas un). Au nom de cette attirance, je me devais de le lire, mais je ne m’y décidais pas, le regardais, le prenais, le reposais. Hier, je m’en suis emparé et lu pratiquement d’un trait. J’ai souvent ri, parfois ri. C’est un personnage et je me suis parfois reconnu en lui, même si beaucoup de choses me séparent de lui et je me demande encore comment il se fait qu’à une époque – lointaine, il est vrai – on m’avait surnommé Dutronc. Il y a quelque chose dans le maintien, l’allure, je l’avais remarqué dans des vidéos (notamment celle d’Erlangen), mais il me semble que ça s’arrêtait là. Peut-être quelque chose du regard, du sourire, je ne sais. Il n’empêche, je vais le conserver… Jus « s’achève » (j’en suis au 22 décembre, anniversaire de Gabriel), j’en ai un peu assez, la répétition des faits et leur description confine au grotesque. Comment pourrai-je m’en tirer ?...