Hier, passage chez Merlin à Brocéliande avec Tashi et Annabelle (passés pour enlever une goutte de la houle de la maison de Laura à déménager), l’Arbre d’Or (décevant, mais l’endroit est attrayant). C’est à Tréhorenteuc, à la frontière du Morbihan et de l’Ille-et-Vilaine, cela fait que le Val sans retour (nom du lieu, lié à la légende de Merlin et en partie ravagé par un incendie) est en Ille-et-Vilaine (le lieu est attaché à Paimpont à quelques kilomètres, je me demande pour quelle raison – peut-être parce qu’il s’agit de la ville des pompiers). Arrêt ensuite au Brocéliande (avec une book-box à la porte, j’en ai tiré un livre – deux, mais le second était trop abimé, je l’ai remis à sa place), chaleureux café (bistro, troquet, bar ?) ; faute de crêpes (j’avais envie de crêpes, mais où en trouver un dimanche après-midi de janvier même en Bretagne ?), j’y ai goûté le Pavé des Trolls (« recette mystère », nous a dit le patron), retour par la même route à travers une zone calcinée de la forêt (beaucoup de bouleaux). Et puis ? Tashi et Anabelle ont chargé leur voiture de quelques affaires de Laura (il ne reste plus que quatre-vingt mètres cubes à emporter), sont partis (comme c’est drôle, disséminer ses affaires – je parle de celles de Laura –, en mettre chez nous, chez Tashi et Annabelle, comme si cela pouvait aider – « every little helps », dit sa mère que rien ne démonte –, et quand va-t-elle récupérer tout cela ? – si elle les récupère un jour, et j’en doute). J’ai testé le Roland pendant un long moment, il m’intéresse, elle le vend, mais le clavier est sec, sans aucune sensibilité, passe pour certaines choses, pas pour d’autres, Bach par exemple. Je l’ai de nouveau testé ce soir, j’hésite. Il irait à Mola, je l’utiliserais donc peu, mais il serait le bienvenu pour des improvisations (il enregistre) et le travail technique. Mais il est grand (clavier piano complet), rentrera-t-il dans la voiture ? Pour le reste, la voie était libre (Laura est repartie pour Mulhouse, les va-et-vient d’hier liés au rangement ont cessé), c’est-à-dire que je peux disposer d’un petit bureau et m’isoler dans le garage (pour écrire à la main et fumer). J’ai lu les deux dernières nouvelles des Diaboliques (un peu dans la chambre, un peu dans le garage, un peu dans le seul siège à peu près confortable). Je suis moins enchanté (La vengeance d’une femme m’a fait un peu tiquer, quelque chose ne va pas et l’argument me paraît un peu faible), mais le suis tout de même si je considère l’ensemble. C’est remarquable et de ce fait je vais sans doute (avant d’en lire relire d’autres de lui et relire Jean-Stéphane par la même occasion, je veux dire la totalité de ses textes), me consacrer à la très longue introduction… Demain Ploërmel, le Secours catholique (ou la Croix Rouge ?), la Ressourcerie (un euro le kilo de livres), puis sans doute l’après-midi ici…

 

19 janvier 2026