
En face de moi, la pile des livres lus en attente de leur passage sur le site. Je remets de jour en jour, ne me sens pas du tout l’envie de faire le moindre commentaire. Il faudra bien pourtant que je m’y mette... J’ai achevé l'intégrale des nouvelles de Ballard, onze cents pages serrées. Je m’étais promis d’en dire tant de choses en lisant les dernières, celles qui restaient après une très longue pause, c’est-à-dire, si mes souvenirs sont bons, à « Theatre of War ». Suivent : « Having a Wonderful Time », « One Afternoon at Utah Beach », « Zodiac 2000 », « Motel Architecture », « A Host of Furious Fancies », « News from the Sun », « Memories of the Space Age », « Myths of the Near Future », « Report on an Unidentified Space Station », « The Object of the Attack », « Answers to a Questionnaire », « The Man who Walked on the Moon », « The Secret History of World War 3 », « Love in a Colder Climate », « The Enormous Space », « The Largest Theme Park in the World », « War fever», « Dream Cargoes », « A Guide to Virtual Death », « The Message from Mars », « Report from an Obscure Planet »... Je n’ai pas relu « Report on an Unidentified Space Station » ni « The Enormous Space » que j’avais traduites. La moitié des autres m’étaient complètement inconnues. Il y a des merveilles ; il y a de toute manière l’affirmation (et pour moi, comme une redécouverte) d’un univers gigantesque et admirable (et quasi obsessionnel, je n’en avais pas tant conscience à l’époque et c’est du reste la lecture des derniers textes qui me le révèle). Je constate que la dernière nouvelle date de 1992. J’ai toujours suivi la sortie des romans ou recueils (encore que j’aie noté récemment qu’un nouveau texte venait de sortir sans que je l’ai su), mais pas celle des nouvelles. Ballard a soixante-dix-huit ans ; il a bien dû en écrire quelques unes en seize ans. Voir le réseau, bien sûr… Il y a quelques notes, je ne sais si je les ai déjà reportées :